Présentation de la règle Frederic’s Battles, par Gérard Demory

vendredi 27 avril 2007 par Nicofig

Pour répondre à la demande il faut d’abord présenter "Napoleon’s battles", règle napoléonienne (1792-1815) éditée par la défunte maison américaine Avalon Hill au début des années 1980. L’échelle de jeu est la brigade (infanterie, cavalerie) ; au niveau de l’artillerie seules sont représentées sur la table les pièces (batteries) lourdes et de cavalerie (sauf scénario particulier...), le feu de l’artillerie régimentaire et de brigade étant inclus dans le facteur de tir de la brigade d’infanterie considérée.

L’échelle est de un pouce pour 100 yards (les US ont parait-il adopté le système métrique), soit environ 1 cm pour 40 mètres (avec figurines de 15 mm). En général le terrain a la surface d’une table de ping pong (1,5 m sur 2,7 m).... parfois plus : Leipzig : 4 tables ! (on a joué table par table ou deux tables par deux tables).

Un tour représente 30 minutes de temps réel.

Au niveau des figurines, soclage pour l’infanterie "standard" par plaquette de 1,9 cm de front sur 2,5 cm de profondeur, chaque plaquette comportant 4 figurines (une figurine vaut 120 hommes)(deux devant et deux derrière) ; pour l’infanterie sur deux rangs (anglais) et les "légers" le soclage est de 2,5 x 2,5 cm. soclage pour la cavalerie plaquette de 2,5 cm de front sur 5 cm de profondeur, avec 4 cavaliers par plaquette (2 devant et deux derrière)... soit une échelle de 1 figurine pour 80 cavaliers (question d’esthétique selon les concepteurs) les plaquettes d’artillerie ont chacune un canon, font de front 3,8 cm (arrondis à 4) sur une profondeur de 2,5 cm ; on y adjoint deux figurines d’artilleurs pour les batteries dites légères à cheval, et trois figurines pour les batteries lourdes.

Il y a aussi les soclages des attelages, des chariots de transport.... mais surtout celui des commandements : général de division (commande une ou plusieurs brigades...) : 2,5 cm x 2,5 cm avec une figurine " corps ( " "" divisions) 3,8 x 3,8 cm (arrondis à 4) avec deux fig. " d’aile (selon les scénarios de grosses batailles) 5 x 5 cm 3 fig " d’armée idem 3 ou 4 fig.

Selon leur valeur estimée et leur rang les généraux ont un rayon de commandement qui conditionne l’action des unités placées sous leurs ordres ; à défaut il faut activer les unités par un jet de dé combiné avec la valeur du général et celle de l’unité considérée.

La séquence de jeu est en alterné : joueur A puis joueur B avec certaines possibilités pour chaque joueur d’intervenir dans la phase du joueur opposé ("unités dites en réaction" (cavalerie)). Il n’y a pas d’ordre écrit. Pour chaque période (ou scénario) les troupes ont des valeurs spécifiques quant à leurs capacités de déplacement (colonne de marche, d’attaque, ligne), changement de formation (colonne de marche, d’attaque, ligne, carré). Sauf règles particulières la formation de tirailleurs est ignorée (mais incluse dans les valeurs de tir et combat des troupes concernées par ce type de formation). quant à leurs capacités de combat en ligne, colonne, lorsqu’il s’agit d’une infanterie en carré contre de la cavalerie, ou lorsque l’on combat dans une autre formation (c’est à dire lorsque ça va mal pour de l’infanterie non en carré contre de la cavalerie) quant au seuil de pertes au feu dans un tour et à ses conséquences en général deux pertes (en figurines) mettent en désordre, parfois il en faut trois... ou une seule (en figurine)) idem quant au seuil de déroute (de trois à 4 parfois 5) quant au seuil de réponse (pour rattraper une unité en désordre ou en déroute) : le seuil moyen de valeur est 5... (il faut donc faire 5 et moins (sur un dé de 10))... quant à la distance minimale de feu et le modificateur de feu (qui peut être de base + ou -, nonobstant les autres facteurs tactiques) Sur la distance on constate que les unités qui avaient des tirailleurs (légers français par ex.) tirent par ex à 5 pouces (ou inches.. soit 12,5 cm) (avec un facteur de "+2" dés le départ en 1805-1807).... alors que d’autres unités ne tireront qu’à ... 2 pouces ( 5 cm) (avec un facteur de "-2 " dés le départ) ... càd dans ce cas l’art de se faire tirer dessus sans pouvoir riposter.... (ainsi le prussien en 1806 (tire à 5 cm avec -3 )face aux légers français (12,5 cm +2) ou la ligne : 10 cm +1))

Le jeu se fait au niveau dé... avec un dé 10....

La règle comporte plusieurs livrets avec scénarios, compléments.... il y a un site de discussion sur le groupe yahoo trés actif.( napsbattles@yahoogroups.com ).. où l’on ne coupe pas les cheveux dans le dixième de leur épaisseur avec un égo "gros comme ça" et qui saoule les autres participants-lecteurs... les questions réponses, sont pleine de bon sens... mais bien évidemment en anglais. Les participants sont en majorité américains, mais il y a un groupe danois actif (a sorti des amendements), ainsi qu’un site... néozélandais !(prendre un moteur de recherche et chercher napoleon’s battles...)

Le gros problème c’est que la règle n’est plus édité de par la disparition d’AH... On évoque depuis un an une éventuelle réédition amendée.... On attend.

Il est évident que cette règle n’est utilisable que pour les combats d’une certaine importance : minimum un gros corps de chaque coté. Une bataille telle que Marengo se joue en un aprés midi. C’est un jeu mais l’historicité au sens simulation nous semble assez bonne : au niveau des scénars que nous avons joués (Aspern Essling (sur deux jours), Waterloo, Austerllitz, La Corogne, Salamanque, Lutzen, , Sacile, Eylau, Auerstadt, des "parties" de Leipzig) les résultats sont proches du déroulement historique (si les équipes sont équilibrées bien évidemment).... et sous réserve des contingences historiques (le russe à Austerlitz ne refait pas sa manoeuvre de 1805 !, et à Waterloo le français joue contre la montre par rapport à l’arrivée du prussien). On ne "se prend pas la tête" dans des calculs infinis et on aboutit assez rapidement à des parties qui, si elles ne sont pas achevées, désignent un vainqueur et un battu...

La règle "Frederick’s Battles" ("The age of Frederick the Great 1740 to 1763) Elle est apparue en 1996 (date du copyright) Les auteurs (néozéalandais et australiens en sont Greg Savvinos (sav@netcon.net.au ), Tony Mathers et Michael Bornstein) La règle qui était diffusée gratuitement sur internet sur le site N’SB de Yahoo a depuis été éditée (prendre un moteur de recherche taper au nom de la règle vous aurez la réponse) Les auteurs précisent qu’il faut posséder la règle N’s B pour pouvoir jouer FB... ce qui est évident puisqu’il s’agit d’une adaptation à la période considérée. La régle "internet " comporte 51 pages : introduction et modification des règles nsB (3 pages) caractéristiques des troupes par "nationalités" : 8 p " généraux 7 p des scénarios au nombre de 9 : Mollwitz (1741), Prague (1757), Kolin (1757), Rossbach (1757) Leuthen (1757), Zorndorf (1758), Bergen (1759), Minden (1759), Warburg (1760).... avec ordre de btaille, carte, et notes, conditions de victoire, alternative, historique... des précisions sur la création de scénarios, les valeurs et une bibliographie

Les auteurs indiquent que par rapport à NsB la modification principale porte sur l’interaction entre l’infanterie et la cavalerie. NsB semble considérer que l’infanterie en ligne a peu de chance de battre la cavalerie. Par contre durant la période FB il y a eu de nombreuses fois où l’infanterie en ligne a repoussé la cavalerie et ce lorsqu’elle gardait sa discipline de feu. D’où un certaine nombre de modifications à la règle de base de NsB. Ainsi : au lieu de tenter de former le carré l’infanterie qui est en formation de ligne, qui n’est pas en désordre et qui est chargée sur son front par de la cavalerie, effectue un test de discipline de feu (sauf pour les troupes dites légères et certaines troupes dites de milice) ; si le test est réussi, la cavalerie ne peut venir au contact, l’infanterie effectue son tir (et elle bénéficie d’un bonus de protection), la cavalerie est considérée ensuite comme en désordre et effectue un mouvement de repli. Si le test echoue, aprés le tir de l’infanterie il y a combat au contact, l’infanterie en ligne combattant alors avec un facteur la défavorisant énormément... et la cavalerie avec un facteur l ’avantageant....

au niveau de l’artillerie les modifications prennent en compte que souvent les équipages étaient des civils... peu enthousiastes à s’approcher de la ligne de feu. L’artillerie à cheval n’existe pas (sauf le prussien, le russe et l’autrichien (1757-1763)) ; vous avez donc intérêt dés le début du jeu à bien lacer vos canons lourds... leur dépalcement étant quasi impossible par la suite

au niveau des généraux l’attachement d’un général prussien à une unité se fait sans difficulté si Frédérick II est sur le terrain... dans tous les autres cas et pour les autres nations, il faut tester...

Sur les scénarios proposés, ne disposant pas d’autrichiens, nous n’avons pu tester que la bataille de MINDEN. Nous avons retrouvé les qualités (selon nous ) de NsB : simplicité, possibilité de jouer des effectifs importants et avoir un résultat en un aprés midi.... Les adaptations nous semblent bien refleter la période telle que nous la pressentons....

J’espère avoir été clair... mais une règle s’apprécie et se juge avant tout... sur la table de jeu.


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